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Le village de Kawara

Le village de Kawara appartient au département de Tougan, province du Sourou au Burkina Faso. Il est situé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, à 160 km de la capitale, Ouagadougou.

 

Son histoire

Les anciens content que c'est au cours d'une grande sécheresse qui fit de nombreuses victimes, qu'un chef de famille, à la recherche d'un point d'eau pour les siens, tomba épuisé au bord d'un puits dont l'existence n'était connue de personne. Ce puits providentiel sauva sa famille et il fut appelé "magoule", ce qui veut dire "le sauveur". D'autres familles sont venues rejoindre la famille PARE et se sont installées près de ce puits.

Depuis ce temps, ce puits sacré est devenu le protecteur des habitants de ce village : c'est un lieu d'offrandes pour demander la santé, la pluie, une récolte prospère ou pour remercier d'un voeu exaucé. Aujourd'hui, les descendants de ce chef de famille sont les maîtres de cérémonie et l'un deux, le chef du village.

  

 

La vie du village

Le village est composé d'un centre, d'une place de village et des hameaux environnants. Il compte environ 3000 habitants. La population est composée de différentes ethnies : Samago à 95 % mais aussi Peulh Transhumuts et Mossi. La religion dominante est l'animisme, mais l'Islam et le Christianisme sont présents.

Le village vit exclusivement de trois activités : l'agriculture (culture du mil, du maïs, de l'arachide, des haricots, du gombo et du sorgho), l'élevage et le commerce (bière locale, arachide, tabac, viande, épices, produits de la cueillette).

  

Le village n'est accessible que par une piste de 28 Km ce qui rend les liaisons avec Tougan difficiles. D'autant plus que les habitants ne disposent ni d'électricité, ni d'eau courante ; ces conditions spartiates favorisent une vie communautaire intense et une tolérance entre les différentes religions.

  

  

 

 

Le jumelage

 

Le jumelage a été décidé et voté à l'unanimité des membres du Conseil Municipal de la ville de Le Portel et déposé à la Sous-Préfecture le 30 juin 1999.

 

Il s'agit au travers de ce jumelage de créer des liens permanents entre la population du village de Kawara et la commune de Le Portel, et de les concrétiser par des échanges à tous les niveaux : culturels, sociaux, économiques... basés sur la solidarité, sur la volonté de communiquer avec les gens de culture et de coutumes différentes... d'apprendre à s'apprécier, et à cultiver la tolérance.

 

Le Portel aux couleurs de l'Afrique

2004 était une année très particulière pour les Portelois puisque la commune revêt les couleurs de l'Afrique à l'occasion de son jumelage avec ce village du Burkina Faso : Kawara. Un programme riche en animations et en rencontres culturelles a été mis en place par la ville avec un concours pour gagner un séjour à Kawara.

Cette année 2004 vit la mobilisation de plus de 400 personnes, porteurs de projets associatifs, municipaux et scolaires au travers d'un programme festif et culturel.

Les échanges culturels

Depuis de nombreux échanges ont lieu. Le 25 février 2005, une délégation porteloise, en compagnie des gagnants du concours "Miako Kawara", s'est rendue à Kawara afin d'officialiser le jumelage et d'étudier les aides dont les burkinabé pourraient avoir besoin.

 

Du 20 février au 07 mars 2007, cinq jeunes portelois sont partis en mission humanitaire au Burkina Faso dans le cadre du jumelage.


Le projet humanitaire tourne autour de plusieurs axes :

  • école : fournitures scolaires, attribution d'une bourse d'étude pour cinq élèves devant entrer au collège, paiement du coût du transport du riz pour la cantine scolaire.
  • santé publique : ouverture d'une consultation, élevage de spiruline
  • économie : agrandissement de la réserve d'eau, soutien des activités comme la fabrique du savon, culture potagère et arbres fruitiers.

 

 

Interview de Marie-Charlotte et Joël, deux des Portelois, dès leur retour de kawara (par l'équipe rédactionnelle du bulletin municipal Le Portel-Plage Actions)

 

Jessy, Marie-Charlotte, Damien, Nicolas et Joël sont revenus de Kawara, au Burkina Faso, le 7 mars dernier, la tête chamboulée par une expérience fondée sur l’échange culturel, le partage mais surtout l’entraide. Une belle leçon d’humilité qui leur apporte un regard nouveau sur le monde qui les entoure…
Nos cinq Portelois ont répondu à l’appel à projet humanitaire au Burkina Faso en Afrique lancé par la Municipalité en 2006 dans le cadre de son cent cinquantième anniversaire. Tous ont découvert l’univers africain du 20 février au 07 mars derniers. Arrivés dans la capitale burkinabé, les Portelois ont été reçus avec tout le protocole qu’affectionne les Africains. L’accueil a beaucoup enchanté nos jeunes qui se disent surpris d’avoir vu tous les villageois se rassembler autour d’eux pour leur souhaiter la bienvenue.
Rencontre avec Marie-Charlotte, infirmière à l’Hôpital Duchenne de Boulogne-sur-mer, et Joël, étudiant en aquaculture.

Quelle était votre mission humanitaire au village ?
« Les projets humanitaires étaient basés autour de cinq axes : la santé, l’élevage de la spiruline, la réserve d’eau, l’éducation et la fabrication de savon au karité.
Marie-Charlotte : Avant notre départ pour Kawara, nous avions collecté des médicaments principalement contre la douleur, des pansements, des compresses et du matériel médical. Sur place, j’ai ouvert une petite consultation avec l’aide de l’accoucheuse. Pour le suivi des villageois, j’ai instauré des cahiers dans lesquels sont répertoriés les visites des patients et leurs maux ; à mon départ, ceux-ci ont été confiés à l’accoucheuse pour qu’elle puisse prendre le relais. Les habitants, surtout les femmes, souffrent beaucoup de fatigue et de douleurs. Chez les enfants (jusque 8 ans), nous avons noté le problème de malnutrition (abdomen gonflé, perte de cheveux…) ainsi qu’un manque d’éducation à l’hygiène et d’équilibre alimentaire. A titre d’exemple, les parents utilisent du dentifrice pour couvrir une plaie. Côté alimentation, ils ne savent pas tirer profit des ressources naturelles qui les entourent et qui pourraient pourtant pallier à ces problèmes ».

 

Joël : « Dès notre arrivée, nous avons visité un centre d’élevage de la spiruline. Il s’agit d’une algue qui peut remédier à la malnutrition. Nous y avons acheté des sachets de spiruline pour en montrer les bienfaits jour après jour sur deux mères allaitant et six enfants en bas âge. Au bout de dix jours, nous avons noté une amélioration spectaculaire : les enfants ont repris des forces et ont retrouvé le sourire. Les femmes souhaitent poursuivre ce traitement et en ont fait la demande. Le Comité de Jumelage doit se mettre en rapprt avec la ferme d'élevage pour envisager un partenariat avec elle, l'idéal étant de lancer la culture de la spiruline au village même.

  

Les responsables de l’association des Volontaires du Progrès nous ont rejoint au village pour étudier la faisabilité de l’agrandissement de la réserve d’eau. Il faudrait qu’un ingénieur puisse aller sur place pour faire des analyses au moment de la saison des pluies. Tous nos projets humanitaires découlent de l’agrandissement de cette réserve, c’est primordial ».

Marie-Charlotte : « Jessy avait organisé une collecte de livres, de cartes et de fournitures scolaires qui a été remise à l’école du village. Elle a ensuite mis en place une bibliothèque dans la classe du directeur (CM2). Les villageois étant demandeurs de lecture, l’espace a été ouvert à tous ».

Joël : « Damien et Nicolas ont aidé à la fabrique du savon de karité. Des formatrices de la capitale sont venues au village pendant notre séjour, ont ramené des tables pour couper le savon ainsi que des huiles de palme, de coco, du parfum citron et de la soude. Le principe de fabrication a été filmé et sera présenté lors des manifestations aux Portelois ».

  

 

Est-ce que vous attendiez à ces conditions de vie ?
Marie-Charlotte : « Oui, de part mon métier, je savais qu’il y avait un manque d’hygiène, surtout chez les enfants. D’un point de vue sanitaire, j’ai remarqué que l’accoucheuse avait de bonne notion ; elle a suivi une formation à l’Hôpital de Tougan et se débrouille malgré le matériel médical inexistant. C’est pourquoi, je lui ai confié celui apporté par le groupe. Certains enfants possèdent des carnets de vaccination, mais cela reste rare et inaccessible à tous ».
Joël : « Moi au contraire, j’ai été –agréablement- surpris, je m’attendais à quelque chose de pire d’après les photos que nous avions pu voir. Les adultes sont propres, toujours bien vêtus et je les ai même vus se changer plusieurs fois par jour. Je m’attendais à un univers plus rustique ».

  

Avez-vous assisté à un accouchement ?
Marie-Charlotte : « Non. Le dispensaire n’étant pas équipé, l’accoucheuse pratique à domicile. Par contre, nous avons sauvé un bébé de 18 jours que la mère ne pouvait allaiter. Le Comité de Jumelage s'est engagé à lui procurer du lait et des biberons. Quant à la mère, qui avait déjà perdu deux enfants morts de faim faute de lait, elle a accepté de prendre une contraception en accord avec son époux. Les mentalités changent : les femmes sont en demande de moyens de contraception, elles ont conscience qu’il faut contrôler les naissances. Après 12 ou 15 grossesses, elles sont épuisées."
Ndlr : le "bébé jumelage" s'appelle désormais Gaoussou Laurent en remerciement à Monsieur le Maire.

  

 

Est-ce qu’un autre voyage humanitaire est programmé pour le suivi de vos actions ?
Joël : « Oui bien sûr, pour le suivi de nos projets, il est primordial qu’un groupe de bénévoles puissent y retourner. En dix jours, nous avons amorcé les actions mais il faudrait pouvoir faire un bilan dans quelques mois. Nous sommes arrivés au village avec cinq projets et nous sommes revenus avec une trentaine d’idées : mettre en place un atelier d’éducation à l’hygiène, d’équilibre alimentaire, apporter du matériel médical pour que le dispensaire puisse fonctionner, agrandir la réserve d’eau en priorité, missionner un ingénieur pour effectuer des analyses sur l’eau, fournir des livres en nombre pour alimenter la bibliothèque, utiliser les ressources naturelles pour divertir l’alimentation, augmenter la production de karité … ».

Si vous aviez un appel à lancer aux Portelois pour venir en aide aux villageois ?
« Que les gens puissent collecter les médicaments, les vêtements surtout pour enfants, les livres, les fournitures scolaires (gomme, équerre, compas, taille crayon…). Les Portelois peuvent venir également en aide aux villageois en achetant les produits artisanaux de Kawara qui sont en vente actuellement en mairie : objets décoratifs en bois, colliers, savon… La vente est intégralement reversée au village ».

 



Une association Porteloise vient en aide au village de Kawara (par l'équipe rédactionnelle du bulletin municipal Le Portel Actions)

Grâce au soutien financier de l’association porteloise « Au bonheur des autres », l’eau sera bientôt de retour au village de Kawara.

Trois forages en très mauvais état ou ne fonctionnant plus du tout et l’abreuvoir pour les animaux totalement délabré : c’est l’un des constats réalisé à Kawara ! Pourtant, nous en sommes tous conscients, l’eau est une nécessité d’autant que puisée grâce aux forages, elle est pure et propre à la consommation humaine. L’association porteloise « Au bonheur des autres » a décidé d’agir au retour des Portelois en mars dernier. Grâce à leur soutien financier sous la forme d’un chèque d’un montant s’élevant à 1832,67 €, la réparation des forages peut commencer dès maintenant, alors même que la saison des pluies vient de débuter. Le comité de jumelage ainsi que la municipalité tiennent à souligner la générosité de cette association. Malgré les 6 000 kilomètres séparant Kawara au Burkina Faso et notre commune de Le Portel, il est une certitude, l’amitié n’a pas de frontière.

 

Quelques nouvelles de Kawara

Le dispensaire et la maternité ont été en partie équipés. Un infirmier major volant a été nommé ainsi qu’un infirmier permanent et une sage-femme.
Nous allons tout au long de cette année continuer l’équipement de ces deux établissements.
La blanchisserie de l’hôpital de Boulogne-sur-Mer nous donne des tenues et des draps. Le manque de matériel sera aussi complété par le laboratoire d’analyse de Le Portel qui va faire un don en nature.
La pharmacie sera pourvue en partie par les médicaments envoyés et par le restant des dons en espèces collectés par le Dr Leprêtre en 2009. Il y a également un incinérateur pour les déchets à installer. D’ores et déjà des matelas ont pu être achetés pour les lits du dispensaire et de la maternité.
Emmaüs poursuit l'envoi de conteneurs : les lits, les chaises percées, les fauteuils roulants et les béquilles partiront dans l’année.
Une demande de subventions va être faite auprès du Conseil Général pour équiper le dispensaire et la maternité en panneaux solaires (+ l’école si le montant du devis le permet).

Les derniers colis sont bien arrivés à Ouaga.

Actuellement, le Père Eloi est au Burkina et est chargé de remettre en mains propres à Joséphine le financement nécessaire aux deux prochaines trimestres de nos collégiens boursiers.

Monsieur COLIN, enseignant à l’Ecole Marie Curie, classe de CE1, a réalisé une exposition numérique sur le Burkina Faso et le Jumelage avec Kawara avec ses élèves.

Consultez le travail réalisé par les enfants en cliquant ici.

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